SI ELLE TE DÉRANGE FAUT LA “BEBETER”

C’est la substance d’une conversation entre deux camerounais avec qui j’étais assise dans un taxi pendant plus de 20 minutes.

20 minutes pendant lesquelles, en suivant leur conversation j’ai eu toutes les mauvaises pensées du monde pour ces deux hommes. D’où venait cette phrase ? hé bien l’un d’eux expliquait à son ami pourquoi il n’avait pas pu le rejoindre la veille. Apparemment la compagne de ce dernier qu’il a nommé le BIR ne devait jamais le laisser sortir à cette heure-là. Et comme solution pour avoir la paix et la liberté d’aller et de venir son ami proposait la solution magique en ces mots « les femmes dérangent trop, je ne sais même pas pourquoi tu dors depuis la. Quand une femme te dérange comme ça faut la bebeter, comme ça toute son attention reposera sur son enfant et elle te collera la paix ». La solution magique pour sa liberté était de faire un enfant a cette dernière.

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LES DIX COMMANDEMENTS DU BENSKINEUR

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Aujourd’hui on n’a presque pas le choix, il y a des jours où les taximen se vantent tellement que l’on est bien obligé de se rendre à notre lieu de rendez-vous en moto. Le retard, l’ignorance du lieu où l’on se rend et très souvent les pistes impraticables  pour les voitures nous forcent à choisir ce moyen de transport. Les camerounais aiment dire « les femmes adorent la moto » ce n’est pas vrai. Après plusieurs expériences avec ces conducteurs de motos « benskineurs » je pense bien que j’ai pu retenir à quels commandements ils obéissent.

1-Tu n’iras pas à l’école. La plupart du temps dans la famille, l’achat d’une moto est un moyen d’occuper celui qui ne veut rien faire, qui a refusé l’école, une formation informelle, bref un garçon devenu oisif. La moto apparait alors comme un moyen de se débarrasser de lui pour qu’il ne demande plus l’argent des beignets ou de quoique ce soit à ces proches.

2-Tu feras de l’impolitesse ta loi. C’est vrai qu’il n’y a pas qu’eux mais on dirait que c’est le critère par excellence pour faire ce métier.Lire la suite


NESTLE LANCE YELOPEPPE POUR ÉDUQUER LES POPULATIONS A BIEN S’ALIMENTER

Cover Web Série Yelo Pèppè

Ce nom « yelo pèppè » qui veut dire Piment jaune en français, révèle la vie épicée des actrices de cette web série.

Ce 26 juin 2018 à l’hôtel Hilton, j’ai assisté à la présentation de cette web série de Nestlé pour sa marque Maggi. Maggi vous connaissez non ? Ce cube aux couleurs jaune et rouge qui inonde diverses villes du pays de campagnes et de plaques publicitaires pour vanter ses différents produits.

13h30, l’heure choisie par Nestlé était l'occasion de passer à table. Nous étions entre blogueurs et hommes des médias et j’étais en compagnie de Mireille CHANDEUP, Dania EBONGUE, Laure MANIKWE et Didier KUICHEU pour ce qui est des blogueurs. Le Président de la Ligue Camerounaise des Consommateurs Delor Magellan Kamseu KANDEM était aussi présent. Dania et moi nous attendions à porter les tabliers pour faire la cuisine comme l'ont fait les blogueurs de Douala avec Nestlé que non.Lire la suite


La tâche de sang qui fait tout basculer

Projet Digitalisation de la gestion de l'hygiène menstruelle Kmerpad

Les règles et leur malédiction

Oui tenez ces scènes.

A la maison

-Papa j’ai vu du sang sur mon caleçon

-Vas voir ta mère ce sont vos choses de femmes là-bas.

Au bar avec une petite

-Je suis en période bébé on ne peut rien faire aujourd’hui

-Pourquoi ? Je t’ai dit que j’ai peur du sang ? J’apprends cela à mes filles à la maison cela ne me pose aucun problème.

De gros menteurs n’est-ce pas !

Expert en menstruation dehors et spectateur quand il s’agit de sa fille.

C’est si simple lorsqu’une jeune fille est enceinte, de rejeter la faute sur la maman qui n’a pas su conseiller « sa fille ». La maman a-t-elle eu cette fille seule ? Quand la fille réussi c’est « la fille de son père » quand c’est une grossesse c’est leur histoire sa mère et elle.Lire la suite


DÉBUTEZ VOS VACANCES A DOUALA PAR LES ÉCRITURES THÉÂTRALES JEUNESSE

Logo 1er juin 2018

C’est une première pour le Cameroun qui accueille cet évènement cette année. La ville de Douala a été choisie pour abriter un ensemble de manifestations de ce programme qui a pour but de partager le plaisir de lire, dire et entendre ces mots qui nous parlent du monde et aident à grandir.

 

Tout commencera en amont ce mois de mai avec la sélection et la formation des comédiens en herbe par les artistes de la Compagnie Les Racines. Sous l’impulsion d’ASSITEJ France, cette compagnie offrira le 31 mai 2018 au centre AGAPE dès 15heures, la lecture des textes de théâtre par une dizaine d’adolescents devant un public familial. Le 1er juin étant la date choisie pour marquer cet évènement, un éventail d’évènements sera déroulé à travers les artères de la ville de Douala notamment dès la matinée de la lecture chantée dans les lieux de passage par Louise ABOMBA et son équipe, ensuite à 14h à la Maison des Jeunes et des Cultures de New Bell on assistera à un mini festival, un carnaval dans la rue avec déambulation d’une marionnette géante, des comédiens, des percussionnistes, des danseurs. Toujours à la MJC New Bell la lecture se fera dans la salle de musique, à la bibliothèque, dans la salle de spectacle et dans le hall. Le 2 juin dès 16h à l’institut français de Douala un spectacle du texte « L’ogrelêt » de Suzanne Lebeau sera offert  par 2 comédiens à l’espace des cultures numériques.

C’est en 2015 que cette initiative voit le jour dans le cadre de la Belle Saison avec l’enfance et la jeunesse. Le 1er juin des écritures théâtrales jeunesse est une journée nationale et internationale participative dédiée à la richesse et la vitalité du

répertoire dramatique contemporain pour l’enfance et la jeunesse. L’objectif est de faire connaître largement ces écritures et leurs auteurs, fédérer et valoriser les initiatives de celles et ceux qui les font partager, favoriser de nouvelles collaborations et le travail en réseau autour des écritures théâtrales pour l’enfance et la jeunesse. Cet événement se déroule à Douala mais également dans d’autres pays Africains, en France et au Québec.


Je ne filmerai plus les obsèques

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Oui je l’avoue ces derniers temps, je me pose beaucoup de questions sur la mort. Il y a des temps comme ça, mais cela finira bien par passer.

Cette question me taraude l’esprit depuis quelque moment. Je me demande pourquoi une famille peut décider de saigner pour avoir des photos, des vidéos des obsèques d’un proche ?

Dernièrement, j’ai moi-même assuré cette tâche pour les obsèques de mon grand-père. Je me dis que le choix a été évident vu que je suis journaliste, donc ce volet ne pouvait pas m’échapper. J’ai accepté cette tâche considérant que c’était un honneur car pour moi, il ne fallait pas que le dernier hommage de cet homme qui m’est cher, soit un raté. Je ne voulais laisser aucune image, aucun instant m’échapper.Lire la suite


« Assia » ne suffit pas

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Je n'ai pas pu dénouer ma langue suite à une scène traumatisante que j’ai vécue aujourd’hui. Moi, la bavarde, je me suis subitement trouvée dans l’incapacité d’ouvrir la bouche pour trouver des mots justes afin d’apaiser la douleur d’un jeune couple.

La scène tourne en boucle dans ma tête depuis quelques jours. Permettez que je vous dise réellement ce qui me met dans tous mes états. Le weekend passé, j’ai appris qu’une artiste musicienne que je découvrais à peine est décédée. Elle a été fauchée par un sale accident de la circulation au Ghana. La mort de la jeune Ebony m’a donné des gouttes de sueurs froides. Je n’ai pas cessé de lire les articles de journaux qui en parlaient, de revoir ses clips vidéo sur Youtube et de me demander « pourquoi ? »Lire la suite


Journée internationale du volontariat 2017 : la réduction des inégalités me parle

Mon Objectif lors de la journée internationale du volontariat 2017

Lors de la Journée internationale du volontariat 2017, j'ai assisté à une présentation de France Volontaires et l'Organisation des Nations Unies pour les Volontaires, sur l'état du volontariat au Cameroun. J'ai écrit un billet qui relatait tout cela. Parmi les 17 Objectifs de Développement Durable, il nous avait été demandé de tirer un sur lequel nous devions bien sur écrire. "Réduire les inégalités", l'objectif 10 des ODD me revenait.

Quand on parle de réduire les inégalités, cela semble utopique. Rien qu'en regardant 10 années en arrière, on se rend compte que les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Si cet objectif vise d'abord les inégalités entre les Etats pour privilégier les besoins des Etats les moins avancées, il concerne également d'autres domaines comme l'accès à la santé pour tous, à l'éducation, etc. Globalement L’objectif 10 vise également, d’ici 2030, à « autonomiser toutes les personnes et favoriser leur intégration sociale, économique et politique, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leurs handicaps, de leur race, de leur appartenance ethnique, de leurs origines, de leur religion ou de leur statut économique ou autre » et à « assurer l’égalité des chances ».Lire la suite


En attendant la confession

 

A l’approche de la fête de pâques, il est souvent de coutume que le dimanche des Rameaux, les fidèles reçoivent le programme des séances de confession de la semaine.

Rameaux
Rameaux

Je ne sais toujours pas pourquoi chaque fois je désiste finalement pourtant je m’évertue à connaitre ces dates et puis le jour J je n’y vais pas. Sans doute la conscience, ha oui il m’arrive de faire des cauchemars du genre où le prêtre après ma confession se met à me fouetter ou encore que je me rende compte qu’il avait mis un micro et que tout le monde écoutait ma confession et puis je me réveille couverte de sueur. 5 rêves du même genre suffisent parfois pour me décourager et puis je remets à l’année prochaine. Mais les péchés eux s’entassent et au finish une fois que, pendant une période rien ne marche dans la vie comme nous le voulons et bien il n’est pas rare de se dire « Si tu t’étais confessée ?cela n’arriverait pas ».

Cette année contre vents et marrées j’ai décidé de m’y rendre et je dirais même contre pluie et vents. Une pluie a commencé à l’heure H mais je m’y suis rendue. A l’entrée de l’église, une foule de personnes qui hésite à entrer. Je prends peur puis j’entre finalement à quoi cela sert-il de braver la pluie et de ne pas faire ce que je suis venue faire ? Dans l’église, des personnes de divers âges en majorité des personnes âgées. Cela voudrait-il dire que les jeunes ne se confessent pas ? Chacun avance d’un pas fragile, fait le signe de croix avant de s’asseoir et d’écouter les recommandations du prêtre. Une seule phrase m’a donné le courage « le Seigneur n’est pas là pour te dire que ce que tu as fait est mauvais, nous ne jugeons pas ceux qui se confessent bien au contraire. Le Seigneur dit à celui qui se confesse c’est bien de reconnaitre tes faiblesses, de te décharger de l’orgueil et de s’armer d’humilité pour venir demander pardon ».

Trouvez du réconfort dans les paroles

La seule phrase en laquelle j’ai trouvé du réconfort. J’étais partagée entre les formules de confessions que je semblais oublié au fur et à mesure que j’essayais de me les rappeler et le fait que je me demandais si j’étais sincère. Une fois que je croisais le regard d’une personne toujours cette même question ? « Quel péché avait-elle bien pu commettre ? ». Et aussi s’il arrivait qu’une confession dure plus qu’une autre, une fois que la personne sortait du confessionnal le regard des autres la dévisageait.

Une fois devant le prêtre, j’oubliais ce que je devais dire, heureusement le prêtre m’aidait avec des relances. La confession finit, j’ai décidé de ne pas regarder l’assistance de peur de me sentir nue. Je me suis dirigée vers l’autel et j’ai fait ma pénitence. J’ai fait beaucoup de promesses et j’espère les tenir.

Bonne fête de Pâques


Ma rencontre avec le volontariat

Les panélistes

J’ai assisté à un atelier d’InFormation ce 4 décembre 2017 au sein du Centre d’Information des Nations Unies situé à Tsinga à Yaoundé. C’est une belle expérience que je partage volontairement avec vous.

Une semaine auparavant, un échange de mail avait eu lieu entre moi et Margot Roulland de France Volontaires. Il fallait juste confirmer ma disponibilité pour recevoir une lettre d’invitation. Cette prise de contact s’est déroulée comme une lettre à la poste.  C’est donc ce 4 décembre que je me rends comme prévu à l’atelier sur le volontariat initié par l’institution de Margot et ses partenaires. J’ai reçu les indications pour retrouver le bâtiment qui abrite les travaux, mais n’étant pas sûre et pour ne pas faire tourner en rond le taximan, je décide de le repérer à pieds.

A mon arrivée, je rencontre Taa Mi (Mireille Flore Chandeup), ma collègue blogueuse qui m’accueille toujours souriante comme d’habitude. Nous étions trois à être arrivés avant le début des activités. Le vigile qui veille aux grains sur les lieux, nous montre une salle où nous pouvons nous installer en attendant l’arrivée des autres participants. On papote un peu. Nous sommes rejointes plus tard par Fabrice Nouanga, un autre blogueur convié par France Volontaires.  C’est alors que nous décidons de rompre avec cette longue attente en allant nous restaurer.Lire la suite