VIOLEUR DE NUIT

Il est des histoires qui, même quand vous les avez pas vécu, à y repenser, vous paraissent être de fabulations sorties de l’imagination fertile de conteurs patentés. Le récit qui va suivre, vous fera sans doute le même effet, mais rassurez-vous, il est bel et bien réel.

Je me nomme Cassandra Monadibong, « Cassie » pour les intimes. Je suis une jeune fille ordinaire qui aujourd’hui n’arrive toujours pas à réaliser que ce cauchemar est fini.  Issue de deux tribus de la foret camerounaise, où histoires, mythes, légendes et sorcellerie se mêlent et donnent une réputation hautement mystique aux ressortissants de ces régions. Je suis Bassa de par ma mère et Maka de par mon père. La région de l’Est est le berceau de pygmées à qui on prête des pouvoirs surnaturels et mystiques. Les footballeurs de renom, les personnalités politiques et autres homme d’affaires à la réputation bien établie les fréquenteraient assidument, surtout à l’approche de grandes échéances. Bien qu’étant ressortissants de ces deux régions, mes parents modernes se sont bien gardés, de nous raconter ces histoires  qui font la réputation de leurs tribus. Nous avons été élevés dans la stricte tradition catholique et le Dimanche est sacré pour communier avec  Dieu et lui présenter nos doléances. Maman y veillait et papa aussi prenait le relais quand elle était empêchée. Je me souviens encore de nos longues causeries en famille autour d’un repas sur le sujet de la foi et mon père avait toujours cette phrase pour leitmotiv « Tout ce dont tu as besoin, demande à Dieu et tu le recevras ». Pas de marabout, de voyant, ni même de diseuse de bonne nouvelle chez nous c’était « des escrocs ».Lire la suite